rsl automobiles

Citroën Méhari : l’icône française qui vaut désormais de l’or

mai 16, 2026

La Citroën Méhari n’est pas une voiture qu’on répare comme les autres. Quand elle passe sur notre pont, c’est généralement pour une restauration, une remise en état après des années dans un garage, ou une mise aux normes pour le contrôle technique. Car la Méhari, c’est avant tout un objet de patrimoine automobile autant qu’un véhicule. Produite de 1968 à 1987, elle reste l’une des voitures françaises les plus attachantes de son époque, et sa cote ne cesse de progresser depuis une dizaine d’années.

Une voiture née de la simplicité, pensée pour l’essentiel

La Méhari est lancée en juin 1968 par Citroën, conçue par Roland de la Poype et dessinée par l’ingénieur Jean-Louis Bionier. L’idée est radicale : proposer un véhicule utilitaire léger, sans portes, sans toit, avec une carrosserie en ABS (Acrylonitrile Butadiène Styrène), ce plastique technique qui ne rouille pas et qui peut se réparer avec une pièce vissée en quelques minutes.

Le tout repose sur la plateforme de la 2CV, avec son moteur bicylindre à plat de 602 cm3 développant environ 28 à 30 chevaux selon les millésimes. Quatre vitesses, transmission aux roues avant, suspension interroues souple et débattement impressionnant pour son gabarit. Ce n’est pas une voiture rapide — elle plafonne autour de 100 km/h — mais c’est une voiture libre, taillée pour les chemins côtiers, les vignobles et les terrains détendus.

En 1979 apparaît la Méhari 4×4, une version à transmission intégrale à deux arbres, assemblée en collaboration avec Sinpar, qui reste aujourd’hui la plus recherchée et la plus valorisée du marché.

Ce qu’on fait en atelier sur une Méhari

Le moteur bicylindre de la 2CV est un bloc simple, robuste, qui supporte très bien les réparations avec les compétences classiques de la mécanique ancienne. Ce qu’on rencontre le plus souvent en atelier sur les Méhari : des carburateurs encrassés après une longue immobilisation, des cables de frein à remplacer, des joints de culasse à changer sur les moteurs qui ont chauffé, et des problèmes électroniques basiques liés à des connexions oxydées par le sel et l’humidité.

La carrosserie en ABS, elle, mérite une attention particulière. Si elle ne rouille pas, elle se fissure avec les UV et le temps, surtout sur les exemplaires qui ont vécu en bord de mer ou exposés sans protection pendant des décennies. Une fissure d’ABS se répare, mais une caisse trop fatiguée peut imposer un remplacement partiel de panneaux, des pièces qui se trouvent mais à un coût non négligeable sur le marché des spécialistes.

Les versions et leur valeur respective

Toutes les Méhari ne se valent pas sur le marché de la collection.

VersionPériodeParticularitéCote actuelle
Méhari standard 2 places1968-1987Version de base12 000 à 22 000 euros
Méhari 4 places1968-1987Banquette arrière14 000 à 24 000 euros
Méhari 4×41979-1983Transmission intégrale Sinpar25 000 à 45 000 euros
Méhari Azur1983-1987Capote intégrée, dernière série18 000 à 28 000 euros

La Méhari Azur de dernière série bénéficie d’une capote intégrée relevable, ce qui la rend plus pratique au quotidien. La 4×4 reste la plus prisée des collectionneurs, avec des prix qui peuvent dépasser 40 000 euros pour les exemplaires restaurés en état concours.

Ce que les acheteurs ne voient pas toujours d’emblée

L’état de la carrosserie ABS est le premier point à inspecter, et pas seulement visuellement. Une carrosserie qui a été repeinte cache parfois des fissures comblées avec du mastic. Un éclairage rasant et une inspection sous chaque panneau sont indispensables avant tout achat sérieux.

Deuxième point : l’état du châssis tubulaire en acier. Contrairement à la carrosserie, lui peut rouiller. Sur les exemplaires côtiers ou humides, une inspection sérieuse du châssis et des longerons est non négociable. Une Méhari avec une belle carrosserie mais un châssis corrodé, c’est une restauration à plusieurs milliers d’euros.

Troisième sujet : la conformité au contrôle technique. La Méhari est une voiture ancienne soumise à un contrôle technique adapté, mais il existe des points qui font régulièrement l’objet de contre-visites : étanchéité de plancher, état du système de freinage, éclairage non conforme sur les exemplaires modifiés.

Ce que nous faisons chez RSL Automobiles

Sur une Méhari qui entre chez nous, on prend le temps de l’inspecter comme un objet de collection : état général du châssis, fonctionnement du moteur et de la carburation, état des freins et du circuit hydraulique, contrôle de l’ABS au toucher et à la lumière rasante. On évalue honnêtement l’état réel pour conseiller notre client sur les travaux à prévoir et le prix d’achat cohérent avec cet état.

Une Méhari en état de marche correcte mais avec une carrosserie à reprendre n’a pas la même valeur qu’un exemplaire restauré à neuf — et les prix sur le marché le reflètent clairement.

Autres questions

Quel est le prix d’une Méhari aujourd’hui ?

En 2026, le prix médian d’une Méhari sur le marché français tourne autour de 20 000 à 24 000 euros pour un exemplaire standard en bon état. Les Méhari en état correct mais non restaurées se trouvent à partir de 12 000 à 15 000 euros. Les exemplaires entièrement restaurés ou avec très faible kilométrage dépassent régulièrement les 25 000 à 30 000 euros. La Méhari 4×4 Sinpar se positionne entre 28 000 et 45 000 euros selon l’état.

Quelle est la valeur d’une Citroën Méhari de 1976 ?

Le millésime 1976 correspond à une période de production intermédiaire, sans particularité technique majeure par rapport aux autres années. Sur le marché actuel, une Méhari de 1976 en état correct se négocie entre 16 000 et 24 000 euros. Un exemplaire restauré avec peu de kilométrage peut dépasser les 25 000 euros. En vente aux enchères en 2024, une Méhari 4×2 de 1976 était estimée autour de 16 000 euros. La couleur a son importance : les teintes d’époque rares comme le Bleu Calanque, l’Orange ou le Vert Tibesti sont plus valorisées.

Qui est le propriétaire de la Méhari ?

La marque Citroën appartient au groupe Stellantis, né en janvier 2021 de la fusion entre PSA Groupe et Fiat Chrysler Automobiles. Stellantis est lui-même coté en Bourse et détenu par plusieurs actionnaires institutionnels et familiaux, dont la famille Agnelli via Exor. Citroën, en tant que marque, fait partie du pôle Stellantis Europe aux côtés de Peugeot, Opel, Fiat, Alfa Romeo et d’autres. La Méhari en tant que modèle n’est plus en production depuis 1987.

Quel est le prix d’une Citroën Méhari de 1975 ?

Les Méhari de 1975 se négocient dans la même fourchette que celles de 1976. Sur les annonces spécialisées actuelles, les prix varient entre 20 000 et 23 000 euros pour les exemplaires en bon état. Certains exemplaires restaurés à neuf avec carte grise française propre et contrôle technique vierge atteignent 24 000 à 27 000 euros. Les projets de restauration se trouvent à partir de 8 000 à 12 000 euros selon l’état du châssis et de la carrosserie.

Article by RSL